samedi 7 novembre 2009

Maître Guillaume (est bien taquin)

Je me flatte de compter au nombre de mes amis le "Prince de la Bande Dessinée Underground", le "Meilleur Dessinateur du Monde", le "Suzerain de Chizé", bref, Monsieur Guillaume Bouzard, oui oui, LE Guillaume Bouzard, papa de l'inénarrable Plageman, et de "The Autobiography of a Mitroll" dont le second volume sort ces jours-ci.
Le hasard nous mit deux fois en compétition à Angoulême, et il faut bien avouer que dans ce match sanglant, le Maine & Loire mène 2 à 0 sur les Deux-Sèvres (qui, visiblement, n'ont pas dit leur dernier mot).
Nous participions hier à une petite sauterie avec quelques confrères et amis.
Sourire en coin, et œil narquois, Maître Guillaume en profita pour m'offrir un exemplaire tout neuf de son dernier ouvrage, dont il ne put s'empêcher de me signaler une page ...


... et, même, une case en particulier.


L'humour Bouzardien est un beau et grand mystère.
Et figurer ainsi dans les pages du Maître, une sorte de Légion d'Honneur, qui me fait rosir comme une jeune fille.

Pour me remettre de mes émotions, je m'envole pour le Festival de Cayenne. Blog en sommeil jusqu'au mardi 17.
Profitez-en pour lire "The autobiography of a Mitroll".

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vendredi 6 novembre 2009

Boire la tasse


Un âpre combat, qui m'aura pris deux fois plus de temps que pour une autre planche.
Au final, une ambiance mal barrée.
On laisse reposer une heure, pour se nettoyer les yeux.
Puis, en rééquilibrant les lumières, les contrastes et les noirs, on tente de sauver de la noyade cette page qui boit la tasse.
Au final, elle revient de loin, mais elle est de retour.
Posons-la à l'écart. Laissons-lui quelques jours pour reprendre son souffle.
Il sera alors temps de décider s'il faut la refaire ou si, définitivement, cette planche 67 peut être considérée comme mise en couleurs.

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jeudi 5 novembre 2009

Sans sucre


(Planche 67, encrée).

P.S.: Vous chercher un endroit pour faire la fête et boire un verre vendredi soir avec quelques bons compagnons? N'hésitez plus, c'est .

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mercredi 4 novembre 2009

Les risques du métier

Pendant que, dans ma campagne, je mets en couleurs la planche 66...

...et que je crayonne la 67,...

...à Paris, dans l'antre Futuropoliste, Didier Gonord, directeur artistique, fignole la couverture dont les versions successives arrivent sur l'écran de mon ordinateur.

Après une journée passée un œil sur ma table à dessin, l'autre sur l'écran de mon ordinateur, me voilà ce soir affligé d'un très prévisible strabisme divergent.

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mardi 3 novembre 2009

Ernestine

Je n'ai pas l'habitude de balancer sur le net des courriers privés sans l'assentiment de leur auteur, mais puisqu'il semble bien que celui-ci ait également été écrit à son insu, je me permets.
Je veux dire par là que l'auteur prétendu de ce courrier n'est probablement pas son auteur véritable, puis qu'il se dit que la véritable Ernestine Chassebœuf aurait "disparu" (vous noterez la subtilité) en 2005.

Qui est Ernestine Chassebœuf?
- Apparemment une vieille dame née -c'est un hasard- dans le même village que moi en 1910.
- L'auteur de lettres assez amusantes aux Pététés, à FR3, à Alain Decaux ou à Lucien Jeunesse de France Inter, à qui elle remontait vertement les bretelles pour des raisons aussi ubuesques qu'hilarantes.
- L'auteur -prétendue- de recueils de ces lettres, qui connurent leur petit succès.
- et finalement, une sorte de légende, de mythe: qui a écrit réellement toutes les lettres d'Ernestine? Elle-même? Un facétieux et discret écrivain? (des journalistes m'ont même soupçonné à cause de notre lieu de naissance commun, mais, sur la tête de mon chat, je jure que je n'y suis pour rien), Plusieurs?

Bref, Ernestine et ses lettres font couler beaucoup d'encre.

Et voilà qu'elle se manifeste à nouveau, cette fois dans ma boite aux lettres, au nom d'une hypothétique nièce:


(cliquez pour agrandir)

Figurez-vous que la dame a son site et même sa page Wikipedia.

Ernestine Chassebœuf, c'est l'un des derniers grands mystères littéraires du siècle. Il conviendra donc de ne pas l'éventer.

Ô Ernestine, où que tu sois, j'espère que tu ne me tiendras pas rigueur de cette publication.

(aujourd'hui, planche 66 crayonnée et encrée)

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lundi 2 novembre 2009

Les boulons

"Story-board entièrement terminé aujourd'hui. Ne reste plus qu'à le dessiner."

Si je nourrissais encore quelques illusions sur la rationalité de ma méthode de travail, c'est ainsi que je résumerais le labeur du jour.

En effet, après une mise à plat des ultimes séquences, et une scrupuleuse vérification des boulons avec le mécano Gendrot, j'ai découpé en quelques heures l'intégralité de la scène finale de Lulu II.
Tout est là, sur le papier, jusqu'au mot Fin (que je n'écrirai pas, estimant mes lecteurs capables de comprendre, en attaquant le carton, que l'histoire est terminée).
Je m'apprête désormais à m'engager graphiquement dans cette grosse dizaine de pages, crayon au clair, en feignant de ne pas voir tous les pièges sournois qui m'y attendent au détour de quelques cases encore incertaines.



Avec le mécano Gendrot, nous avons d'ailleurs chanté les vertus de ces boulons mal fixés qui permettent un jeu parfois salvateur aux structures trop tôt figées (c'est une des différences entre l'écriture et, par exemple, la construction aéronautique où le principe du boulon mal fixé est très mal considéré).
Quoi qu'il en soit, le chemin jusqu'à la dernière case de la dernière page existe, je l'ai aperçu ce matin. Espérons que je puisse l'emprunter jusqu'au bout.

Quant à la pagination, dans un admirable effet de symétrie qui remplit d'aise l'amateur d'ordre et de rigueur que je suis quand même parfois, elle sera identique à celle du premier volume.

dimanche 1 novembre 2009

Extraits

Quelques cases extraites de Lulu II, vous pourrez en trouver dans le numéro 20 de la revue
"On a marché sur la bulle".