vendredi 20 novembre 2009

Anecdotes

Planche 68 mise en couleurs:

Le reste de la journée a été consacré au story-board du tome III de Geronimo. Le hasard a voulu que les deux derniers volumes de ce triptyque et le second livre de Lulu paraissent au printemps 2010. Leurs conclusions respectives doivent donc s'écrire ces semaines-ci. Étrange cohabitation finale de deux projets au long cours qui s'achèvent, produisant dans mon atelier un écho imprévu, d'où la nostalgie ne sera pas absente.

Mais y'a encore pas mal de boulot, hein.

Je pestais hier contre l'importance qu'on accorde aux gesticulations piteuses des crétins en shorts qui consacrent leur existence à pousser la baballe aux filets, et à celles, non moins grotesques, de leurs admirateurs et commentateurs. C'est le règne de l'anecdote, qu'on érige en monument.

Voici une autre information, toute aussi anecdotique que la première en apparence. Mais cette fois, le gars Morel veillait, et a su en extraire la moelle.


jeudi 19 novembre 2009

La baballe

Après une semaine d'absence, me suis-je dit ce matin, travailler en écoutant la radio sera une agréable façon de me recoller tranquillement à l'actualité du monde.

Mais le monde, ses palpitations, ses bruits et ses fureurs n'existent plus, tout occultés qu'ils sont par un drame national: un milliardaire en short a mis la baballe au filet avec la main. Affaire d'état. Soucieux de ne pas se couper du bon peuple, même le personnel politique se sent tenu de donner son avis sur la question.
Mais bon, ils (je ne dis pas "Nous", ni "la France", hein...) vont participer à la Coupe du Monde de la Baballe au fond des Filets. Et c'est l'essentiel.

J'avoue être aussi personnellement accablé par cette faute de main. En effet, si j'ai bien tout compris, c'est à elle que nous allons devoir un surplus d'omniprésence footballistique sur les ondes dans quelques mois.
Ce que l'espèce humaine a de plus imbécile, elle l'exprime dans les stades.

Planche 68, crayonnée et encrée dans l'affliction.

mardi 17 novembre 2009

Retour de balade

Ce qui est bien quand on n'est pas en retard dans un travail, c'est qu'on peut prendre son temps.

Ce qui est dommage quand on prend son temps dans un travail, c'est qu'on finit par être en retard.

Telles sont les affres de la difficile condition d'auteur de bande dessinée.

Tout ça pour vous dire que malgré la réputation des mygales, l'appétit des moustiques, la rapidité des jaguars et l'immensité de la forêt amazonienne aux fleuves inextricables, je suis de retour de Guyane, d'où je ramène des carnets de croquis tout gondolés par l'humidité. Et il va bien falloir, désormais, que je rattrape ces quelques jours de balade.



C'était seulement la deuxième édition du Festival de Cayenne, et l'intérêt que les lecteurs semblent avoir porté à cette manifestation lui assure un bel avenir.
Un grand merci aux filles de l'Alliance Française de Cayenne pour leur accueil et leur science de la caïpirinha.

Je range mes tongues et me remets au boulot.

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samedi 7 novembre 2009

Maître Guillaume (est bien taquin)

Je me flatte de compter au nombre de mes amis le "Prince de la Bande Dessinée Underground", le "Meilleur Dessinateur du Monde", le "Suzerain de Chizé", bref, Monsieur Guillaume Bouzard, oui oui, LE Guillaume Bouzard, papa de l'inénarrable Plageman, et de "The Autobiography of a Mitroll" dont le second volume sort ces jours-ci.
Le hasard nous mit deux fois en compétition à Angoulême, et il faut bien avouer que dans ce match sanglant, le Maine & Loire mène 2 à 0 sur les Deux-Sèvres (qui, visiblement, n'ont pas dit leur dernier mot).
Nous participions hier à une petite sauterie avec quelques confrères et amis.
Sourire en coin, et œil narquois, Maître Guillaume en profita pour m'offrir un exemplaire tout neuf de son dernier ouvrage, dont il ne put s'empêcher de me signaler une page ...


... et, même, une case en particulier.


L'humour Bouzardien est un beau et grand mystère.
Et figurer ainsi dans les pages du Maître, une sorte de Légion d'Honneur, qui me fait rosir comme une jeune fille.

Pour me remettre de mes émotions, je m'envole pour le Festival de Cayenne. Blog en sommeil jusqu'au mardi 17.
Profitez-en pour lire "The autobiography of a Mitroll".

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vendredi 6 novembre 2009

Boire la tasse


Un âpre combat, qui m'aura pris deux fois plus de temps que pour une autre planche.
Au final, une ambiance mal barrée.
On laisse reposer une heure, pour se nettoyer les yeux.
Puis, en rééquilibrant les lumières, les contrastes et les noirs, on tente de sauver de la noyade cette page qui boit la tasse.
Au final, elle revient de loin, mais elle est de retour.
Posons-la à l'écart. Laissons-lui quelques jours pour reprendre son souffle.
Il sera alors temps de décider s'il faut la refaire ou si, définitivement, cette planche 67 peut être considérée comme mise en couleurs.

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jeudi 5 novembre 2009

Sans sucre


(Planche 67, encrée).

P.S.: Vous chercher un endroit pour faire la fête et boire un verre vendredi soir avec quelques bons compagnons? N'hésitez plus, c'est .

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mercredi 4 novembre 2009

Les risques du métier

Pendant que, dans ma campagne, je mets en couleurs la planche 66...

...et que je crayonne la 67,...

...à Paris, dans l'antre Futuropoliste, Didier Gonord, directeur artistique, fignole la couverture dont les versions successives arrivent sur l'écran de mon ordinateur.

Après une journée passée un œil sur ma table à dessin, l'autre sur l'écran de mon ordinateur, me voilà ce soir affligé d'un très prévisible strabisme divergent.

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