mercredi 17 juin 2009

Trahison

Le silence de ces derniers jours est dû à une sorte de chute de tension. C'est arrivé sans prévenir alors que je travaillais. Première fois. Le rideau noir. D'un coup. Un spécialiste appelé en urgence a pris les choses en main et nous a donné son verdict: sérieux mais pas si grave. Quelques jours de relâche devraient suffire.
Il ouvre l'ordinateur et me rappelle dès qu'il a trouvé la panne.
Me voilà donc trahi par la technique, et c'est d'une autre machine que je vous écris ce soir, après avoir crayonné la planche 49.

Bah ouais, j'avance bien. Et le technophobe que je suis se réjouit de ne pas dessiner sur écran.

Amis tourangeaux, je serai ce vendredi à 18h30 à la librairie La boite à Livres, pour une rencontre publique .

vendredi 12 juin 2009

À louer


Planche 47, encrée.

Vous aimeriez mettre autre chose sur vos murs que des photos de vacances?
Quelques œuvres originales y seraient du plus bel effet, mais la crise fait rien qu'à sévir. Et votre patron a juste eu un rictus nerveux quand vous avez prononcé le mot "augmentation"?
La location, vous y aviez pensé?

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jeudi 11 juin 2009

20 000

Planche 46 mise en couleurs.

Planche 47 crayonnée.


Aujourd'hui, ce blog a reçu sa 20 000ème visite. .
Certains d'entre vous continuent de me demander de renoncer à le fermer comme prévu, c'est-à-dire dès l'achèvement du second livre de "Lulu femme nue". D'accord. Le fait est que je n'aurai, à partir de cette date, pas grand chose à y ajouter.
On me propose même de le publier. Ce qui serait très exagéré.

Quoi qu'il en soit, je vous remercie pour l'intérêt que vous portez à cette petite chronique.

Une ombre assombrit cependant le tableau de nos relations; je constate que vos visites ont surtout lieu en matinée et l'après-midi des jours de semaine. Si vous voulez qu'on sorte un jour de cette fameuse crise qui s'apprête à nous bouffer tout crus, il va falloir cesser de feignasser sur le web pendant les heures de bureau.
La croissance, bon dieu. Pensez à la croissance, qui nous sauvera tous.

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mercredi 10 juin 2009

Lulu, la mujer desnuda

Planche 46, encrée aujourd'hui.

(Il n'y a pas de quoi pavoiser. J'avais envisagé qu'elle soit aussi mise en couleurs. Mais ce fut une journée pleine de contretemps divers qui m'ont fait un instant envisager le monastère. Je n'y ai renoncé qu'à cause de cette manie qu'ils ont de porter des sandales. Je suis frileux des orteils).

Une bonne nouvelle quand même:
C'est signé. "Lulu femme nue" (tome 1) sera publié en Espagne cet automne, par Ponent Mon. Cette bonne maison a déjà traduit là-bas quelques-uns de mes derniers livres.

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mardi 9 juin 2009

Jalouse

Planche 46, crayonnée.



C'est reparti. Il était temps.

Ce matin, j'ai essayé d'établir un calendrier de travail pour les prochains mois. Une très mauvaise idée. Divers travaux en attente en ont profité pour se rappeler à mon souvenir. Régnant (presque) sans partage sur mon atelier depuis trois ans, Lulu, jalouse, a très mal pris la chose. Explosion d'agenda.

J'ai été légèrement commotionné.

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vendredi 5 juin 2009

Là où vont nos images

(extrait de carnet argentin)

Alors que je tente (en vain, pour l'instant) de me remettre au travail sur le story-board du second volume de "Lulu", le premier livre continue sa petite vie.

Certains lecteurs, habitant sur place, ont reconnu la ville que j'ai utilisée pour la documentation. Et c'est ainsi que mes images se retrouvent sur des panneaux municipaux vantant la "rénovation" du littoral local.



(Je suis doté d'un sens des affaires assez pitoyable. En échange, j'aurais dû penser au moins à négocier une entrée gratuite dans les restos de fruits de mer de la ville)

jeudi 4 juin 2009

Me v'là de retour



Intense petit voyage au pays de la bande dessinée sud-américaine, en pleine renaissance après des années difficiles précédées elles-mêmes de vraies périodes créatives.



En Argentine, en Uruguay, en Bolivie, et ailleurs, de jeunes auteurs travaillent, et des éditeurs publient leurs livres qui, le plus souvent, ne traversent jamais l'Atlantique.
Pourtant tous ces gens, que nous ne connaissons pas, n'ignorent rien de la bande dessinée européenne.
Ils ne sont pas nombreux, et ce qu'on appelle le "grand public" ne se précipite pas encore sur leur travail, mais au cours des débats, des rencontres, et des conférences organisées là-bas, j'ai pu mesurer leur curiosité et leur appétit.

Merci à toute l'équipe du festival et à l'Alliance française, où l'expo est visible jusqu'au 23 juin.
Je ne remercie pas les vaches de la pampa argentine pour les magnifiques steaks géants qu'on dévore là-bas, et à qui je dois de devoir perdre quelques kilos superflus.

Et ensuite, je me remets au boulot.