mercredi 12 août 2009

Réchauffement climatique et création artistique



Planche 54 mise en couleurs.
Et, dans la foulée, sauvetage in extremis de la 53, qui, au matin, ne m'a finalement pas parue si mal barrée.
Ça ne tenait pas à grand chose. Quelques accentuations de contrastes ont suffi pour la récupérer.

Ne jamais foutre trop vite une page à la poubelle.



Je constate que la mise en couleurs à l'encre est soumise aux aléas météorologiques. Un vilain matin pluvieux de novembre, l'encre sèche paisiblement sur la feuille et se laisse volontiers retravailler plusieurs minutes sans faire l'andouille.
Un brûlant après-midi d'août, toutes portes ouvertes, affolée par le courant d'air chaud qui traverse l'atelier, cette imbécile se fige sur le papier en quelques secondes. Pas question de traînasser.

Je vous propose de refaire un point sur cette captivante question dans une cinquantaine d'années.
Nous verrons bien quel effet aura produit le réchauffement climatique en cours sur les quelques dessinateurs s'obstinant à poser leurs couleurs à la main.
Ils seront pitoyables, ces séniles sprinters du pinceau.

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mardi 11 août 2009

Doc

Planche 53 mise en couleurs, mais ratée (bah oui ça arrive).
On verra demain si un sauvetage est encore possible, ou s'il faut abattre la blessée.
Sale affaire.




Planche 54 crayonnée.

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lundi 10 août 2009

Le minimum


Planche 53, crayonnée et encrée.

On apprend aujourd'hui que Thierry Jonquet vient de mourir à 55 ans.
Je pense parfois aux livres qui n'existeront pas. Ceux des auteurs qui ont renoncé. Ou qui sont morts.

À ces livres, on devrait réserver une étagère, vide. Ce serait le minimum.

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vendredi 7 août 2009

Vroum

jeudi 6 août 2009

Patatoïdes

Planche 51 mise en couleurs.


Planche 52 crayonnée. Scène de bagnoles.


Parmi les -rares- inconvénients que mon goût des récits contemporains m'oblige à affronter, il y a la bagnole.
Impossible de réaliser une scène de rue sans bagnole.

Dessinateur, je m'y plie sans plaisir, tant ce machin commun n'offre rien d'autre au crayon que sa forme patatoïde infiniment répétée, comme si l'industrie automobile avait désormais élevé le plagiat au rang des beaux-arts.

Scénariste, j'avoue ne pas détester cet objet qui conjugue l'enfermement et l'ouverture sur l'extérieur, et qui impose aux personnages, en même temps que cette immobilité forcée, un mouvement dont l'ampleur et la fluidité peuvent s'avérer profitables au rythme du scénario.
Soudain propulsé à l'essence sans plomb, le récit se met alors à filer comme un dingue à travers la campagne.
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mercredi 5 août 2009

La loi des séries

Planche 51 crayonnée et encrée aujourd'hui, dans la fournaise.




Je vous parlais hier d'un livre mort-né. Et voilà qu'aujourd'hui me parvient ce courrier qu'aucun auteur n'aime recevoir.



Ce petit bouquin, que Joub et moi avions imaginé il y a une douzaine d'années pour nos bambins, a connu une vie difficile et ingrate. Il vient donc de rendre son dernier soupir dans l'indifférence générale.



Nous pleurons ce soir à gros bouillon. Au moins, ça va arroser les tomates.

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mardi 4 août 2009

Bonne fille

Journée de story-board.



Les retrouvailles se passent plutôt bien.

Bonne fille, Lulu s'est gentiment laissée guider vers la page 55 malgré ces semaines d'abandon. J'ai même cru un instant que nous pourrions aborder les rivages de la soixantaine, mais non.
Un peu de rancune quand même.

Début juillet, j'ai appris qu'un livre que je devais illustrer cet été ne verrait pas le jour. C'est toujours triste, un livre qui meurt. Alors je me console en me disant que ce relâchement de pression sur mon calendrier pourra peut-être bénéficier à Lulu.
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